Les lampions se sont éteints hier dimanche 07 Novembre 2021 sur l’Abissa 2021 à Grand-Bassam. La grande fête annuelle des N’Zima Kôtôkô avait débuté le 24 Octobre dernier; soit 2 semaines de festivités.
Le quartier France de la cité balnéaire où siège le roi Amon Tanoé a naturellement refusé du monde. Tous les fils et filles du royaume étaient là. La Cote d’Ivoire culturelle non plus n’a pas voulu raté l’évènement également. La ministre Arlette Badou de la Culture était bien présente.
Plusieurs manifestations ont meublé l’édition 2021 de l’Abissa ; danses, concerts, sports, réflexions, jeux, etc.

Tout a commencé par la purification et la présentation des instruments de musique de l’Abissa dont de l’Edo N’gbolé (le tambour central de l’Abissa) ; ainsi que la 1ère sortie du roi Amon Tanoé.
Les populations ont accueilli la sortie du Tam Tam sacré avec joie. L’occasion pour le peuple N’Zima d’entrer dans le Siédou. Qui est l’immersion dans la pure tradition et dans le recueillement spirituel.

Une semaine festive au cours de laquelle l’Edo N’Gbolé est placé sur la place publique (Kpalézo) afin de faire danser le peuple tous les après-midis.
Puis a suivi le Gouazo, la 2ème semaine (du 1er au 7 Novembre) dédié à la célébration d’une institution du peuple N’Zima. Entre autres les sept grandes familles, le roi, les femmes, les jeunes, les chefs.

De nombreuses prestations de danse de l’Abissa ont égayé les populations et leurs invités. On a pu voir et apprécier les Kominlin ainsi que le groupe Atchuin Kouassi, entre autres.
Des journées thématiques sur le peuple N’Zima Kôtôkô ont même eu lieu. Telles la place de la jeunesse N’Zima, celle des femmes, de la chefferie traditionnelle.

Ainsi, on a eu droit à des réflexions sur « les forces vives espoirs du développement socioéconomique des N’Zima .» Et «Femme, entité fondamentale de transmission des valeurs traditionnelles N’Zima ». Cette journée a particulièrement vu la participation de la ministre de Culture, Arlette Badou et de la Reine-mère des N’Zima.

Par ailleurs, les grandes familles du royaume ont fait le show : tour à tour, les Adawonlin, Allonwomba, etc.
En marge de la fête, l’association Kon êyêlê présidée par maître Linda Diplo et ses partenaires font plusieurs dons dont des latrines pour soulager les populations du quartier France.

L’Abissa 2021 a tenu toutes ses promesses. Les nombreux invités se sont bien amusés et en redemandaient. Vivement l’édition 2022 !


Patrick Russel